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Portrait de Alain MIMOUN - série Champions de France

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Le portrait de Alain MIMOUN dans la série Champions de France

Site dédié à la série: www.seriechampionsdefrance.com

 

Alain Mimoun naît le 1er janvier 1921 à Maïder, en Algérie, dans un milieu très modeste. C’est un excellent élève, qui obtient la mention « Bien » à son certificat d’études primaires. Mais ces bons résultats, en raison de son statut de colonisé, ne l’autorisent pas à obtenir la bourse qui lui aurait permis de poursuivre ses études pour devenir instituteur. Il s’engage alors dans l’armée en 1939 et y découvre le sport après la débâcle de 1940. Inscrit dans le club de Bourg-en-Bresse, il gagne le championnat départemental dès son premier engagement. Il retourne en Algérie, où la guerre le rejoint. Engagé pour la France libre, il combat contre l’Afrika Korps de Rommel, puis en Italie où il est blessé au pied, évitant de peu l’amputation, et débarque en Provence. Son bataillon reçoit la Croix de guerre et quatre citations.

Il signe avec le Racing Club de France en 1947 et va dominer les courses de fond en France pendant dix ans : il remporte les titres sur 5 000 mètres en 1949, puis six années consécutives de 1951 à 1956 ; mais également celui du 10 000 mètres en 1947, puis de 1949 à 1956 et enfin celui du cross-country de 1950 à 1954 ainsi qu’en 1956. En 1956 il détient huit records, sa renommée est à son zénith en France. Sur le plan international, il est dominé par son éternel rival et ami, Emil Zátopek, la « locomotive tchèque », qui le devance aux Jeux olympiques de Londres en 1948, puis à Helsinki en 1952. Alain Mimoun prend enfin sa revanche lors de leur dernière confrontation, aux Jeux olympiques de Melbourne en 1956, dans la prestigieuse course du marathon. Devenu une véritable icône en France, il est accueilli par une foule enthousiaste à son retour à Paris.

Il gagnera encore trois titres nationaux sur 10 000 mètres de 1957 à 1959, mais aussi en cross-country en 1959 et défendra son titre olympique en 1960. Il est le maître de la discipline en France jusqu’en 1966. Converti au catholicisme, admirateur du général de Gaulle, amoureux de la France, respecté, il meurt le 27 juin 2013, à 92 ans, à Saint-Mandé. Un hommage national lui est alors rendu en présence du président de la République.

  • Livre : Les marathons olympiques, de Raymond Pointu, préface d’Alain Mimoun, Calmann-Levy, 2003

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