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Kséniya Moustafaeva tout en souplesse

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Un jour, ce sera peut-être elle qui se tiendra derrière le micro. Elle s’y prépare d’ailleurs déjà puisqu’elle a débuté cette année la formation Sportcom,réservée aux sportifs de haut niveau qui souhaitent faire carrière dans le journalisme.Mais en attendant, Kséniya Moustafaeva doit encore répondre aux questions des médias.L’exercice ne semble pas vraiment la perturber.
Sur le praticable de l’INSEP, la nouvelle égérie de la gymnastique rythmique française,20 ans, se raconte tout en multipliant les grands écarts et les étirements qui font mal rien qu’en les regardant. Le tout avec un sourire éclatant.

 

RIGUEUR
Malgré les sollicitations, de plus en plus nombreuses à l’approche des JO de Rio pour lesquels elle a décroché sa qualification lors des championnats du monde de Stuttgart en septembre dernier (12e au concours général et 7e au ruban), pas question de bâcler son échauffement. Et pas seulement parce que son entraineur de mère, Svetlana Zaitseva, se tient non loin de là.

« Je suis aujourd’hui beaucoup plus rigoureuse à l’entraînement, confirmet- elle. Avant, j’étais disons un peu flemmarde et je n’abordais pas forcément mes séances avec autant d’implication et de concentration. »

Un des nombreux domaines dans lesquels elle avoue avoir progressé, tout comme sa gestion du stress qui pouvait la faire passer à côté des grands rendez-vous autrefois. « Je suis très perfectionniste et la moindre petite erreur ou contrariété, que ce soit à l’entraînement ou en compétition, pouvait me perturber», reconnaît la pensionnaire de l’INSEP depuis 2010.

Aujourd’hui, dans les propos de Kséniya Moustafaeva, originaire de Biélorussie mais arrivée en France à l’âge de 6 ans, il est question de « sérénité », de « prise de conscience», de « plus grande confiance en (soi) ».

 

PRÉPARATION MENTALE
Ses récents résultats, aux Mondiaux mais aussi aux Europe (8e au ruban et au cerceau), les propos élogieux des entraîneurs et gymnastes russes avec lesquelles elle s’entraîne régulièrement en stage mais aussi la préparation mentale à laquelle elle s’est astreint ces derniers mois ne sont pas étrangers à son évolution.Tout comme l’honneur qui lui a été accordé en juillet dernier lorsqu’elle, la petite fille de Minsk, a été désignée ambassadrice de la France aux Jeux Européens de Bakou.Désormais, c’est une première médaille olympique qu’elle rêve d’offrir à la gymnastique rythmique tricolore. Un défi qu’elle tentera de relever à Rio, même s’il lui sera difficile de bousculer la hiérarchie mondiale actuelle - « Un top 8 serait déjà une belle performance », confesse- t-elle -, ou plus surement à Tokyo en 2020.

 

Retrouvez cet article dans INSEP Le Mag#12 en cliquant ICI

 

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