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En selle pour Rio

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Revenue bredouille de Londres en 2012, l’équitation française a mis en oeuvre un projet sportif ambitieux ces dernières années pour retrouver le chemin des podiums au Brésil cet été.

Sous la verrière du Grand Palais, en mars dernier, les cavaliers français spécialistes du saut d’obstacle n’ont pas vraiment été à la hauteur, tout au moins sur la piste. Certes, Kevin Staut s’est imposé lors du Prix GL Events, une épreuve de vitesse à 1,50 m, mais le prestigieux Grand Prix Hermès CSI 5*, qu’ils n’ont encore jamais remporté, a échappé une nouvelle fois aux Tricolores, relégués loin au classement. Malgré le soutien du public, la victoire est revenue au marocain Abdelkebir Ouaddar, sur Quickly de Kreisker, premier cavalier de son pays à s’être qualifié pour les Jeux Olympiques 2016. Mais rien d’inquiétant pour Simon Deslestre, numéro un mondial en saut d’obstacle, Penelope Prevost (5e) et consorts. Au Grand Palais, Rio était d’ailleurs déjà dans toutes les têtes. À quelques mois de l’événement, la fédération française d’équitation (FFE) a profité du rendez-vous parisien pour dévoiler ses ambitions alors que la sélection ne sera officiellement connue qu’en juillet prochain.

 

 

 

Un projet percutant
« La France s’est qualifiée pour aligner le maximum de cavaliers dans les trois disciplines olympiques en équitation (saut d’obstacles, concours complet et dressage, ndlr), ce qui n’avait plus été le cas depuis Atlanta en 1996, a souligné Serge Lecomte, le Président de la FFE. C’est le fruit d’un projet percutant que nous avons mis en place à l’issue de la dernière olympiade pour être performant à Rio. » Un projet symbolisé par la création du Groupe JO/JEM au sein duquel la fédération française d’équitation réunit désormais les cavaliers, les chevaux mais aussi leurs propriétaires autour d’une convention d’objectifs réciproques. L’occasion de valoriser l’investissement des propriétaires et leur implication dans le projet équipe de France. « Cela démontre l’engagement total de la fédération pour nous aider à atteindre l’excellence et c’est un élément de motivation supplémentaire pour nous, les cavaliers », reconnaît Kevin Staut, champion d’Europe 2009 et vice champion du monde par équipes 2014 en saut d’obstacle. « Nous avons décidé de renforcer les staffs techniques ces trois dernières années (à l’image du recrutement en 2013 du Suisse Philippe Guerdat, père du champion olympique 2012, Steve Guerdat, en saut d’obstacles, ndlr), souligne la DTN Sophie Dubourg. Nous faisons également régulièrement appel à des coachs privés, les cavaliers sont beaucoup plus matures, les chevaux de plus en plus aguerris par rapport à la dernière olympiade et je pense que nous avons aujourd’hui les moyens d’être à la hauteur de nos ambitions. »

 

Objectif deux médailles
Rentrée bredouille de Londres, l’équitation française compte retrouver le chemin des podiums à Rio, elle qui comptabilise 36 médailles, dont 13 en or, depuis l’apparition de la discipline au programme olympique en 1900. Le dernier titre olympique est
celui conquis à Athènes en 2004 par l’équipe de concours complet. « Notre ambition est de ramener au moins deux médailles de Rio », annonce Sophie Dubourg. Au Brésil, les équipes de saut d’obstacle et de concours complet seront une
nouvelle fois très attendues. Il y a 2 ans, toutes deux étaient revenues argentées des Jeux Équestres Mondiaux à Caen. Guerdat lui même annonce la couleur :

« Même s’il y a huit équipes qui sont capables de gagner les Jeux en saut d’obstacles, nous savons que nous faisons partie des favoris et il ne faut pas s’en cacher.»

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #14

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