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Elodie Lorandi en ébullition

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Championne Paralympique de natation en 2012 sur 400m NL, Élodie Lorandi tentera de conserver son titre dans quelques mois à Rio. À bientôt 27 ans, la sociétaire du club d’Antibes se prépare à relever l’un des derniers grands défis de sa carrière.

C’est une jeune femme de tempérament. Un sacré tempérament même si l’on en croit son entraîneur, Régis Gautier. « Elodie râle souvent, elle n’est pas du tout patiente et elle veut toujours faire plus et mieux et se donner à fond tout le temps, ce qui est une qualité mais aussi un défaut », sourit celui qui veille sur elle depuis près de dix ans et ses premiers pas, à 17 ans, dans le haut niveau de la natation handisport française. « Mais Élodie est aussi et surtout une vraie battante, animée par l’envie de gagner, qui sait se transcender comme personne sur les grands événements », poursuit son coach. Un portrait plein d’affection qui sied finalement bien à la principale intéressée qui se décrit comme « battante, généreuse, ambitieuse… et pas toujours facile à vivre ! ». À bientôt 27 ans, Élodie Lorandi n’est plus la jeune fille insouciante qui avait surpris son monde - et elle-même - en décrochant, en 2007, le titre mondial sur 200m 4 nages avant, un an plus tard, de se parer d’argent aux Jeux Paralympiques de Pékin toujours sur la même distance. En septembre prochain, la sociétaire du club Handisport Antibes Méditerranée, également licenciée au CN Antibes où elle côtoie au quotidien les nageurs valides dont son amie Coralie Balmy, devrait disputer ses troisièmes Jeux Paralympiques à Rio. Ses derniers. « Je prendrai ma retraite sportive en 2017 après les Mondiaux, confirme - t- elle et je veux tout faire pour terminer ma carrière de la plus belle des manières possibles. »

 

 

Esprit de revanche
Championne Paralympique sur 400 m NL en 2012 à Londres, Élodie Lorandi entend défendre son titre au Brésil mais pas seulement. « Je veux améliorer le record du monde de la distance (qu’elle détient depuis 2013 en 4’32’’79, ndlr) et même le descendre le plus bas possible pour laisser une trace pendant de longues années encore lorsque je serai retirée des bassins », avance-t-elle, le sourire aux lèvres. À Rio, elle devrait également s’aligner sur 50m et 100m NL mais aussi sur 200m 4 nages, où elle n’a pourtant plus brillé depuis son titre européen en 2011.

« Certaines m’ont peut-être enterrée un peu vite et je vais leur montrer que je suis toujours là », annonce-t-elle, animée par un fort esprit de revanche.

Car ni elle ni son coach ne le cachent, ses deux dernières saisons ont été « compliquées ». En manque de rythme et d’envie, perturbée par des soucis personnels, et notamment le décès de son grand-père, la Cannoise avait terminé sur la deuxième marche du podium l’an passé aux Mondiaux sur 400m NL alors qu’elle était la tenante du titre. Une « claque » qui a eu pour effet de la faire repartir de l’avant. « Je me construis dans l’échec », reconnaît celle qui a signé en 2015 un contrat d’engagement dans l’Armée de champions, en tant que personnel civil de la Défense. « La concurrence est de plus en plus vive dans sa catégorie (S10, handicap membre inférieur) et Élodie sait qu’elle a désormais moins de marge d’erreur, souligne Régis Gautier. Mais même dans la difficulté, elle a quand même démontré qu’elle n’était pas « larguée » l’an passé. Si elle avait terminé 10e loin des autres, là, ça aurait été inquiétant. Elle a pris en maturité, elle est plus posée et je lui fais confiance pour ne rien lâcher. »

 

Lire l'intégralité de l'article dans INSEP le Mag #14

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