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Guy Ontanon, entraîneur national d’athlétisme, le coach « insatisfait »

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Plusieurs démarches de « capitalisation »  des savoirs d’entraîneurs et d’athlètes ont vu le jour ces dernières années. Celle portée par Stéphane Couckuyt s’intéresse aux savoirs d’entraîneurs de haut niveau experts. Cet article est issu de cette démarche qui s’est déroulée de mars 2014 à février 2015, avec Guy Ontanon à l’INSEP.

 

L’entraîneur, un trésor

Ces entraîneurs de haut niveau experts sont tous des head coach qui préparent des sportifs en vue des Jeux olympiques de Rio. En partant de l’idée qu’avec l’expérience l’entraîneur peut devenir un « trésor humain vivant » (1),  et sachant que le turn-over dans le métier est fréquent (Lemieux & Mignon, 2006), la procédure de capitalisation (Cf. Fig. 1 ci-dessous) vise à formaliser avec l’entraîneur certains de ses savoirs, notamment ceux liés à son expérience. L’objectif final est de diffuser ces savoirs au sein des communautés sportives (entraîneurs des Pôles, des clubs, etc.), afin que les pairs réfléchissent différemment à leur propre activité et/ou apprennent de l’expérience de ces experts. Les objectifs sont multiples pour l’INSEP et le réseau « Grand INSEP » en adoptant cette approche de valorisation : maîtriser la formation et manager les compétences, mobiliser des savoirs plus vite que les concurrents étrangers, avoir un répertoire de pratiques plus efficaces.

(1) Au  Japon,  ou  « Maîtres  d’Art »  en  France.  (Source : UNESCO).

 

... l’entraîneur peut devenir un « trésor humain vivant »...

Guy Ontanon est entraîneur national d’athlétisme au Pôle France dirigé par Pierre Bonvin, au sein de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance). Entraînant notamment Jimmy Vicaut, il est spécialiste du sprint. Au cours des trois entretiens réalisés, quatre thèmes ont été abordés, repris de manière non exhaustive dans cet article. Le parcours et le profil (sportif, formatif, professionnel) de ce « chercheur d’or » ; sa conception de la relation dite « entraîneur-entraîné » ; la présentation d’un outil d’aide à la décision pour l’entraîneur et l’athlète ; enfin, son expérience de l’utilisation d’un   appareil d’entraînement assisté/freiné, le comet®.

 

De l’enseignant d’éducation physique et sportive à l’entraîneur de haut niveau

Guy Ontanon a un parcours qu’il qualifie « d’assez atypique ». Après un baccalauréat technique, il réalise des études en STAPS pour devenir maître auxiliaire (1983), puis professeur d’EPS (1990). D’abord spécialiste de basket de niveau régional/national et entraîneur dès ses 16 ans, il développe une spécialité « athlétisme » dans le cadre de ses  études. Professeur fortement impliqué dans le sport scolaire (UNSS) en basket-ball et en athlétisme, il lance au début des années 1990 avec Jean-Charles Trouabal (recordman  du  monde  en  relais 4 × 100 m) un pôle de rassemblement des élèves. Jeune entraîneur d’athlétisme, G. Ontanon bénéficie de l’expérience de cet athlète qui lui fait « découvrir sa manière de percevoir le sprint d’athlète de très haut niveau ».

 

  

 

A partir de 1992, G. Ontanon  entraîne dans un club d’athlétisme, avec dès 1994 des cadets-juniors en réussite au niveau des championnats de France et des sélectionnés pour les championnats du monde junior. Il est repéré par la Fédération française en la personne de Georges Maîsetti, qui devient par la suite son « père  spirituel  de l’athlétisme ». Alors entraîneur responsable des relais, Maîsetti est mondialement  reconnu dans le champ et il « transmet » par la suite en partie son savoir à G. Ontanon. Un an et demi après la rencontre avec Maîsetti, G. Ontanon est en charge de l’équipe de France junior de relais.

En 1996 aux championnats du monde à Sydney, « les  garçons font vice-champions  du  monde, on bat le record de France qui datait de 20 ans d’âge  dans le 4 × 100, les filles font quatrième à un millième de la troisième place ». Il poursuit jusqu’en 1998 où les garçons sont vice-champions d’Europe, les filles sont championnes  du monde à Annecy sur le 4 × 100 (dirigé par Laurence Bily).

En 1999, il devient adjoint de Patrick Bourbeillon sur l’équipe de France sénior masculine de relais. De 2006 à 2010, il vit une expérience professionnelle marquante dans la team Lagardère comme «directeur du développement du haut niveau athlétisme ».

(Extrait de RéflexionSport #12, Janvier 2016 ©INSEP)

 

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