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Pyeongchang 2018 : Les sports blancs français sur la bonne pente

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À un peu plus d’un an des Jeux Olympiques et Paralympiques 2018 de Pyeongchang, les sportifs français des disciplines hivernales (ski et glace, valide et handisport) vont tenter de bien négocier le virage de cette nouvelle saison qui débute. Tour de pistes.

  

Objectif Monde pour le ski français

Après une saison 2015-2016 record, les skieurs tricolores, toutes disciplines confondues, vont tenter de confirmer et briller, individuellement mais aussi collectivement, dans leurs championnats du monde respectifs en 2017.

Avec 127 podiums en Coupe du monde, dont 45 victoires et 9 globes de cristal, le ski français a vécu un hiver 2015-2016 historique. Une saison record, marquée également par les 11 médailles mondiales, dont 6 titres, pour les biathlètes tricolores lors de leurs mondiaux à Oslo, le triplé des géantistes à Saint-Moritz ou encore le premier succès d’un fondeur français, Baptiste Gros, en Coupe du monde de sprint (4e du classement général). À un peu plus d’un an des Jeux Olympiques de Pyeongchang, jamais peut-être les Français ne s’étaient présentés avec autant d’atouts sous les spatules.

Cette concomitance dans la densité, fruit du travail entamé par le DTN Fabien Saguez à son arrivée en 2006, a permis à des leaders de s’affirmer au fil des hivers, à l’image de Martin Fourcade et Marie Dorin (biathlon), Alexis Pinturault (ski alpin), Jean-Frédéric Chappuis (ski cross), Pierre Vaultier (snowboard), mais également à de jeunes talents d’arriver à maturité. Une nouvelle génération symbolisée par la multiple championne du monde juniors de ski de bosses Perrine Laffont (18 ans), qui a signé l’hiver dernier ses premières victoires en Coupe du monde, et la jeune Tess Ledeux (ski slopestyle), 15 ans seulement et un avenir olympique déjà bien tracé. « Depuis plus de dix ans, on s’est attaché à travailler sur la formation, à densifier cette équipe pour être à l’abri de l’éventuelle défaillance d’un leader, et depuis les Jeux de Sotchi (15 médailles), nos résultats prouvent que ce travail paye, souligne Fabien Saguez. Mais nous avons encore une grosse marge de progression dans tous les secteurs. C’est la raison pour laquelle nous avons procédé à quelques ajustements ces derniers mois, notamment en termes de ressources humaines, dans le calme et la sérénité, y compris pour les secteurs plus en souffrance, comme le ski alpin féminin. »

20 médailles aux JO, nouveau record en vue !

  

   

Une force et un danger

Car les skieuses et skieurs tricolores, toutes disciplines confondues – ski alpin, snowboard, ski freestyle, biathlon, combiné nordique, fond, saut – auront, en 2017, un virage important et toujours délicat à négocier. « Avoir connu une telle réussite la saison passée nous procure une force supplémentaire, une forme de sérénité, mais cela ne nous garantit pas de nouveaux succès, prévient Fabien Saguez. D’ailleurs, je considère qu’on n’est jamais autant en danger que lorsqu’on est dans cette situation où tout semble nous sourire. ». Pierre Vaultier, vainqueur de quatre globes de cristal de snowboardcross et champion olympique en titre, et Mathieu Faivre, 4e du classement général de la Coupe du monde de géant la saison dernière, abondent dans le sens de leur boss : « Les compteurs sont remis à zéro », assure Vaultier. « Si on se dit que tout va rouler sans souci, on risque vite d’être surpris », confirme Faivre. Même Martin Fourcade s’est attaché ces derniers mois à conserver « de la fraicheur, de la motivation » pour attaquer cette saison pré-olympique. « Aujourd’hui, plus que le seul résultat, je recherche la performance, l’efficience sur les skis et le tir, c’est ce qui me pousse à ne pas rester sur mes acquis et à être encore meilleur. »

   

   

Un niveau d’excellence que les Tricolores tenteront de maintenir cette saison, en Coupe du monde et lors des championnats du monde qui concerneront, en 2017, l’ensemble des disciplines. « Nous avons remporté 25 médailles mondiales en 2015, j’espère un hiver aussi solide cette année », annonce le président de la fédération, Michel Vion. Un objectif ambitieux, mais qui, au regard des résultats enregistrés la saison passée et également depuis l’ouverture du grand cirque blanc en octobre, paraît à la portée des différentes équipes de France. « Préparer les Jeux de 2018 reste notre fil rouge et cette saison va nous permettre de peaufiner les derniers réglages dans la perspective de Pyeongchang, reconnaît Fabien Saguez. Mais connaissant mes troupes, je sais qu’elles ne vont rien lâcher et qu’elles iront aux Mondiaux avec le mors aux dents. Et j’attends aussi des jeunes - Fabien Claude et Justine Braisaz (biathlon) Merlin Surget (snowboard cross) ou encore Lucas Chavanat (ski de fond) - qu’ils saisissent l’occasion pour montrer le bout de leur nez et pousser nos leaders. » Avec ces forces vives, les Bleus du blanc pourront ensuite partir à la chasse d’un nouveau record : celui, annoncé, de 20 médailles aux Jeux de Pyeongchang.

   

Le handiski a déjà la tête à Pyeongchang

Avec Marie Bochet à leur tête, les équipes de France de ski et snowboard handisport veulent profiter de cet hiver 2017 pour se roder sportivement, mais également sur le plan logistique dans la perspective des Jeux Paralympiques.

Elle semblait inarrêtable. Depuis sa révélation aux Mondiaux 2011 à Sestrières, où elle n’avait remporté à l’époque « que » 4 médailles, dont deux en or, Marie Bochet semblait skier sur une autre planète. Quadruple championne paralympique à Sotchi en 2014, la Savoyarde, née avec une agénésie de l’avant-bras gauche, a empilé ces dernières années les titres mondiaux (12 au total) et les globes de cristal. La saison dernière, elle a encore enchainé dix-sept succès en autant de Coupes du monde disputées. Cette belle série pourrait pourtant prendre fin cet hiver. Victime d’une chute à l’entraînement en octobre et souffrant d’une entorse du genou droit avec fracture de la tête du péroné, Marie Bochet devra observer quelques semaines de repos. Mais la leader incontestée de l’équipe de France handiski, également étudiante à Sciences Po Paris, devrait bien prendre le départ des championnats du Monde de Tarvisio (Italie), du 23 au 31 janvier.

Sur la trace de « Marinette », son surnom, ils seront treize athlètes en ski alpin, nordique et snowboard à disputer cette saison pré-paralympique avec déjà Pyeongchang en ligne de mire. « Bien sûr, nous avons déjà tous les Jeux en tête, car c’est le véritable enjeu des mois à venir, reconnaît Christian Fémy, le directeur des équipes de France de ski et snowboard handisport. Mais ce n’est pas dans nos habitudes de négliger un départ de course. Nous sommes en perpétuelle quête d’excellence. »

  

   

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