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Grand INSEP : des Assises pour grandir

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Frank Bignet, DTN de la fédération française de triathlon, et Claude Fauquet, ancien DTN de la natation française et Directeur général adjoint de l’INSEP, aujourd’hui Président du CROS Picardie, étaient les grands témoins des Premières Assises du Grand INSEP, les 6 et 7 février dernier. Les deux hommes dressent le bilan de l’événement et se projettent vers l’avenir.

Extrait d’ INSEP Le Mag #19

 

Avant même ces premières Assises, quel regard portiez-vous sur la dynamique impulsée par le Grand INSEP ces dernières années ?

Claude Fauquet : Il ne faut pas oublier que le Grand INSEP est dans la continuité de la réflexion que nous avions menée dès 2010 au sein de la direction des politiques sportives de l’INSEP sur l’importance de faire travailler en réseau les différents CREPS. Car à l’époque, le constat était simple  : 25% seulement des médaillés s’entraînaient dans nos structures. L’INSEP et les CREPS, conçus pour être avant tout des outils de préparation pour les Jeux, devaient donc s’ouvrir à toutes les composantes du sport de haut niveau de leur territoire, et notamment les sportifs isolés ou en centre d’entrainement hors CREPS. Un gros travail a été réalisé ces dernières années et ces assises étaient l’occasion de dresser un premier bilan.

Frank Bignet : Un DTN est généralement amené à travailler avec de nombreux établissements. Lorsqu’il est nommé, il doit très vite faire le tour et identifier les compétences de chaque structure. Or, jusqu’à présent, il n’avait pas à sa disposition un document « maitre ». Le Grand INSEP est aujourd’hui cette porte d’entrée concrète, un outil au service de la performance qui a permis de renforcer la collaboration qui existait déjà entre les établissements et les fédérations.

 

Les Assises ont, entre autres, permis de mettre en avant les principales réalisations du Grand INSEP depuis 2010. Quelles sont les avancées qui vous ont le plus marqué ?

FB : Le label est un outil structurant à la condition qu’il soit un repère et non un objectif en soi. Les équipes projets ont également concrétisé cette volonté de travailler ensemble. Selon moi, l’une des avancées majeures pour les fédérations a été la mise en œuvre du Pass Grand IN-SEP. Lors de la dernière olympiade, nos sportifs ont pu bénéficier de cet outil facilitateur sur la route des Jeux de Rio. Ils ont vraiment été tous placés dans les meilleures conditions, en termes d’accueil, de prise en charge, de préparation, dans l’ensemble des établissements du Grand INSEP. Malheureusement, à Rio, ça ne s’est pas exactement passé comme on l’aurait souhaité (sourire).

CF : Même si j’ai quelques réserves sur la mise en œuvre du label, le fait de voir l’ensemble des directeurs de CREPS et l’INSEP accepter de travailler ensemble est déjà une belle réussite, car c’était tout sauf évident au départ ! Il faut louer les acteurs qui ont compris la nécessité de s‘unir pour que le sport français bénéficie des ressources de chaque établissement du réseau. Mais maintenant, il leur faut aller beaucoup plus loin pour être réellement efficient.

 
Photo ci-dessus, de g. à d. : Frank Bignet, Claude Fauquet et Jean-Luc Sadik (Président de TPS Conseil), lors des Assises du Grand INSEP

 

Quelles sont les perspectives de développement selon vous ?

FB : Malgré des objectifs communs de performance, les besoins des fédérations sont forcément différents. Aujourd’hui, je pense qu’il est vraiment indispensable de revenir aux bases. Il ne faut pas le cacher, les établissements sont « vieillissants ». Or, pour être performant, un athlète doit bien s’entraîner mais aussi bien manger et bien dormir. Assurer un hébergement et une restauration de très haute qualité doit être l’une des priorités. Les CREPS, avec l’appui des régions, doivent se mettre en mouvement pour répondre à ces commandes simples, mais qui ne sont pas toujours mises en œuvre.

CF : Je suis d’accord avec Franck. Il faut parfois savoir revenir à l’essentiel. Et donc se poser les bonnes questions. Par exemple, qu’est-ce que cela implique d’accompagner des athlètes vers le haut niveau dans le contexte actuel  ? De plus en plus de sportifs ont développé leur propre structure. Les établissements du Grand INSEP doivent être capables aujourd’hui de les accueillir et de les accompagner sans oublier d’impliquer leur environnement : l’entraîneur, mais aussi le préparateur physique, le médecin, le kiné, etc…  Et il doit aussi y avoir une vraie prise de conscience de la part des fédérations. Lors de l’élaboration des PPF, les ressources des CREPS doivent apparaître comme des éléments forts, ce qui n’est pas toujours le cas. On préfère parfois faire appel à un préparateur physique dans le privé alors que nos établissements possèdent de vraies compétences dans ce domaine. Pourquoi s’en priver ?

 

/... Lire l'intégralité de l'interview de Frank Bignet et de Claude Fauquet dans INSEP le Mag #19

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