La rénovation de l'INSEP
Une logique d’excellence de formation sportive et d’enseignement (scolaire, universitaire ou professionnel) à préserver et conforter, les constats inquiétants réalisés, l’état déplorable de la plupart des bâtiments, le risque de départ de disciplines : Une rénovation indispensable pour assurer l’avenir du sport de haut niveau en France : LE CHANTIER 2007-2010 DE L’INSEP.

Quatre chantiers prioritairesLe défi auquel est confronté l’INSEP est composé de 4 facettes, certes distinctes – et que, pour des raisons bien compréhensibles d’organisation et d’efficacité de(des) l’action(s) menée(s), il faut distinguer -, mais 4 facettes très étroitement liées (voire, pour certaines d’entre-elles, fortement intriquées) : telle est la justification [et la logique] de l’emploi de l’article « LE » (le défi) plutôt que « des » (des défis) - car « gagner » sur l’une des dimensions prioritaires est – et sera -, bien sûr, essentiel, mais ce n’est - et ne sera pas - , en soi, suffisant.
La mise en œuvre d’une démarche ambitieuse et volontariste constitue le levier de performance, sur lequel l’INSEP s’appuie(ra) pour conduire les quatre chantiers identifiés comme prioritaires : ► Rénover les modalités de mise en œuvre des missions de l’INSEP, en réaffirmant la place centrale du sport de haut niveau, au cœur même des préoccupations de l’établissement. ► Mettre en place une gestion optimisée des ressources, en assurant un suivi adapté, efficace et humain, de la situation des personnels, notamment de celle des personnels Techniques, Ouvriers et de Service (T.O.S) - aujourd’hui TEC - concernés par la mise en œuvre d’un plan de reclassement. ► Mener à terme les chantiers de construction et de rénovation du bâti sur l’ensemble du site tant en partie sud (« je m’entraîne» - maîtrise d’ouvrage publique) qu’en partie nord (« je vis, je me forme » - partenariat public privé). ► Moderniser les modes de gestion, en adaptant l’organisation, les modes et méthodes de travail, ainsi que l’organigramme de l’INSEP, développer un contrôle interne efficace et accroître en les diversifiant les ressources de l’établissement (tarifs, partenariats, taxe d’apprentissage, boutique...) au service de l’(des) ambition(s) affichée(s).
En complément de ces 4 chantiers prioritaires, l’INSEP définira et mettra en œuvre une stratégie d’ouverture accrue de ses installations à des jeunes issus de clubs sportifs de collectivités territoriales environnantes – Paris (XIIème), Vincennes, Saint-Mandé, Fontenay sous Bois, Joinville, Saint-Maur -. L’objectif est d’une part, d’assurer une lisibilité renforcée de l’établissement par et dans son environnement, d’autre part, de concourir à une cohérence globale des équipements sportifs sur la zone considérée, enfin, d’améliorer le plein emploi de ses structures et d’accroître le montant de ses ressources annexes. Il va de soi que cette ouverture renforcée ne se fera que dans le strict respect des missions et publics prioritaires de l’INSEP : sportif(ve)s de haut niveau et cadres supérieurs du sport.
Le défi est bien celui de l’ADAPTATION ; il s’agit de la capacité de l’INSEP à s’adapter aux évolutions de son environnement et aux besoins (actuels et futurs) de ses publics.
Cette adaptation – ces adaptations – appelle(nt) des réponses en matière d’organisation, de modes de fonctionnement, de gestion, de management,… Ces évolutions portent, bien évidemment, également sur les moyens financiers mobilisés par l’établissement pour atteindre ses ambitions.
A ce titre, des stratégies et démarches complémentaires ont été identifiées et sont mises en œuvre : ► la rénovation de la politique tarifaire ; ► l’accroissement et la diversification des recettes annexes (taxe d’apprentissage, boutique de l’INSEP, partenariats – global et spécifiques – politique de produits et de services) ; ► un usage efficient des subventions allouées, d’une part, pour charge de service public et, d’autre part, affectées ou pré-affectées.
Ces stratégies et démarches sont corrélatives et concomitantes de celles portant sur la maîtrise de la masse salariale et des coûts de fonctionnement.
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La rénovation du bâti de l’INSEPFace à la vétusté avérée du patrimoine de l’INSEP et de l’écart constaté entre les attentes des sportifs et les réponses apportées, Jean-François LAMOUR, alors Ministre en charge des sports, lui-même ancien sportif de haut niveau, double champion olympique, formé pendant 12 années à l’INSEP, a entendu initier et mettre en œuvre une démarche très volontariste de réhabilitation des installations et des modes de fonctionnement de l’INSEP. L’INSEP constitue un excellent terrain d’application des conclusions partagées (Etat, Mouvement Sportif, collectivités territoriales) des « Etats Généraux du Sport de 2002 » qui ont permis de réaliser et partager un ensemble de constats, analyses, enseignements et préconisations entre responsables et acteurs du développement du sport. L’INSEP est, en effet, la traduction concrète d’une ambition commune : se doter de moyens (humains, matériels et financiers) pour que le « double projet » (ou « projet de vie ») des sportifs de haut niveau ne soit pas une « coquille vide », mais bien une réalité portée par l’Etat qui réaffirme, à travers cet établissement national, toute sa place et sa stratégie en matière de sport d’élite, mission fondamentale de service public qu’il n’a aucunement l’intention d’abandonner. De fait, l’INSEP réunit un savoir faire et des atouts sans pareil.
C’est sur la base de cette conviction profonde [que les Etats Généraux du Sport ont publiquement portée] qu’a été initié le dossier de rénovation de l’INSEP.
Profitant de la dynamique créée par la candidature de Paris à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2012 et s’appuyant au même moment sur les possibilités offertes par la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Paris engagé en 2004, a été lancé, après un travail d’audit approfondi, un ambitieux plan directeur en faveur de l’INSEP. Le 27 avril 2004, Jean-François LAMOUR a rendu publiques les lignes prioritaires de ce plan de rénovation qu’il a voulu « global, cohérent, pragmatique, respectueux du site du Bois de Vincennes et de l’environnement et en accord avec le projet de vie des sportifs accueillis à l’INSEP pour "s’entraîner", "vivre" et "se former" ».
Pourquoi rénover l’INSEP ?
Les objectifs prioritaires du plan de rénovation de l’INSEP :
► améliorer les performances sportives en s’appuyant, notamment, sur le progrès des conditions d’entraînement : › mettre à niveau les installations, › rénover les espaces extérieurs dévolus aux sports collectifs et disciplines d’extérieur, › favoriser l’accueil du handisport ;
› améliorer la qualité de vie des sportifs(ives) : › simplifier et rationaliser les fonctionnalités du site, avec l’administration, l’hébergement et la formation au NORD et l’entraînement au SUD, › limiter et mieux organiser la circulation des véhicules.
► établir et prendre en compte le bilan écologique du site, l’insertion paysagère et la mise en valeur du patrimoine : › mettre en valeur le patrimoine architectural et paysager du site, › reboiser dans l’esprit forestier du bois et créer des perspectives visuelles tenant compte des tracés historiques du bois, › construire de nouveaux équipements sportifs contemporains et parfaitement intégrés au bois ;
Si, jusque là, aucune rénovation d’envergure et d’impact intéressants de l’INSEP n’avait pu aboutir, c’est indéniablement parce que l’Etat et l’établissement étaient confrontés, pour mener à bien une telle opération, à de nombreuses et très lourdes contraintes.
► Les premières contraintes tiennent au droit de l’urbanisme.
L’INSEP est situé dans le bois de Vincennes qui est pour partie classé en espace boisé.
Le bois de Vincennes constitue, en outre, un site classé en application de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque aujourd’hui codifiée aux articles L. 341-1 à L. 341-22 du code de l’environnement. La réhabilitation des bâtiments situés dans la partie nord du site devait donc être effectuée en respectant les dispositions de cette loi. En raison des caractéristiques du site, les surfaces existantes ne pouvaient qu’être réhabilitées et les bâtiments issus des années 1930 préservés dans le cadre du projet de rénovation.
Le bois de Vincennes constitue une promenade publique affectée à l’usage du public et aménagée à cette fin. Il fait partie, dans son ensemble, du domaine public de la ville de Paris. Ainsi, les extensions de surface admises dans le PLU pour les bâtiments existants (+ 3 000m2) ont-elles notamment eu pour contrepartie la rétrocession à la ville de Paris d’une bande de terrain permettant l’extension de la promenade publique aux abords de l’établissement.
► Les secondes contraintes tiennent à la nécessité d’assurer la continuité du service aux sportifs.
C’est la raison pour laquelle a été fait le choix de mener le chantier d’ensemble en site occupé et d’organiser un phasage très précis des bâtiments à rénover garantissant en permanence le maintien de l’entraînement sur le site pendant les travaux.
► Les troisièmes contraintes tiennent à la grande hétérogénéité des besoins à satisfaire : › d’une part, des opérations de construction et de rénovation concernant des équipements sportifs à construire, des bâtiments existants à réhabiliter ou à démolir, ainsi que des opérations de maintenance dans les mêmes bâtiments ; › d’autre part, des besoins de gestion et d’exploitation concernant l’accueil, la restauration, l’entretien des locaux et des espaces verts et la sûreté du site.
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La mise en œuvre du plan de rénovationUne stratégie complémentaire associe sur le site deux maîtrises d’ouvrage publique pour la zone SUD: maîtrises d’ouvrages déléguées assurées par l’EMOC – culture – et la DAPEP (MINEFI) et une maîtrise d’ouvrage privée (dans le cadre du contrat de partenariat public/privé signé par l’Etat avec Sport Partenariat pour la zone NORD.
Une fois les besoins bien définis, le parti a été pris, concernant la partie SUD du site, de réaliser la construction et l’entretien des équipements sportifs dans le champ de la maîtrise d’ouvrage publique, considérant qu’il s’agissait de missions plus directement liées à la définition de la politique sportive. Pour ce qui concerne les opérations de construction et de réhabilitation des bâtiments de la partie NORD du site, de leur maintenance et de leur gestion, le recours à un partenariat public/privé est apparu comme la solution la mieux adaptée aux contraintes et aux caractéristiques du projet.
Des décisions appropriées ont été prises pour :
► lancer un concours destiné à désigner une équipe pour construire au SUD une nouvelle halle sportive capable d’accueillir l’escrime, la gymnastique, le taekwondo, la lutte qui quitteront leurs espaces vétustes de la partie NORD (le gagnant sera DUSAPIN – LECLERCQ, désigné en juillet 2005 ; le permis de construire pour la nouvelle halle sportive sera obtenu le 31 janvier 2007) ; ► réhabiliter les installations sportives du SUD ; ► rénover les bâtiments fonctionnels du NORD (appel à un partenaire privé dans le cadre d’un partenariat public/privé [PPP]).
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L’INSEP de demainJe vis
► Les chambres des sportifs(ives) seront toutes rénovées. Des espaces de convivialité [ou « lounges »] seront créés entre les bâtiments A et B et G et H.
► Un service de restauration modernisé, attractif, adapté et diversifié, sera mis en place, avec la création d’un restaurant, composé d’un self service, d’une brasserie et de salons modulables, permettant d’accueillir des groupes.
► Le département Médical et Para-Médical gagnera en visibilité et en notoriété. Sa réorganisation au sein des bâtiments G et H permettra la réalisation d’un service d’urgence, d’un espace prévention et de locaux propres pour la kinésithérapie. Il abritera un système de récupération par le froid (cryothérapie) et un bassin de rééducation (balnéothérapie). L’Institut de Recherche Bio Médicale et d’Epidémiologie du Sport (IRMES)-département créé en 2006- sera installé à proximité immédiate du pôle médical.
Je me forme
► Le Département de l’Orientation de la Formation et de l’accès à l’Emploi (DOFE) et la Mission Recherche seront regroupés au sein du bâtiment C.
► Un service d’information et de documentation moderne, ouvert au public et situé à proximité de l’entrée de l’INSEP, sera créé. Les services audiovisuels et multimédias seront réunis et disposeront d’un véritable plateau de tournage. L’ensemble de ces services constituera le service Médiathèque-Audiovisuel-Productions-Iconothèque (MAPI).
Je m’entraîne
► Toutes les installations sportives auront le même niveau d’équipements, avec, pour chaque pôle sportif : une installation d’entraînement spécifique, une aire de musculation, un local vidéo/débriefing, des vestiaires avec casiers individuels et aire de séchage, un espace kiné/médecin pour la prévention et la récupération, un accès à un centre d’hydro récupération dans le bâtiment ou à proximité, des bureaux et salles de réunion le plus souvent en vigie au dessus de la salle.
► Les constructions d’un nouveau complexe sportif, permettant d’accueillir la gymnastique, l’escrime, le taekwondo et la lutte.
► La réhabilitation et l'implantation de nouveaux équipements dans les halles sportives existantes [Ex : installation de 10 plateformes de force dans la piste d’athlétisme couverte (mars 2008)].
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